mardi 7 avril 2009

Motricité

(en cours de rédaction)



Les références à des caractéristiques motrices atypiques font partie de la description de l’autisme dans l’article princeps de Leo Kanner.

Damasio et Maurer (1978) pensent que les perturbations de la motilité (faculté de se mouvoir) peuvent être l’indication d’un dysfonctionnement neurologique sous-jacent.

Anomalies motrices :

Dystonies, bradykinésies (mouvements lents) , hyperkinésies, mouvements involontaires, tonus musculaire, démarche, postures anormales, symétrie faciale ressemblant à une paralysie faciale des expressions émotionnelles.

Anomalies dans le développement moteur

Entre 9 et 12 mois, différence entre enfants sans TSA et enfants avec TSA :

- Attention visuelle pauvre

- Exploration buccale des objets

- Aversion pour le contact physique

Adrien (1993) montre à partir de vidéos familiales prises avant le 1er anniversaire des enfants qui seront diagnostiqués autistes une hypotonie et un déficit d’expression faciale

Entre 12 et 24 mois, les vidéos mettent en évidence des différences dans les postures.

Mouvements choréiques

Difficultés d’équilibre (70% des enfants)

Performances motrices globales : retard de 5 mois

Pas de prédominance manuelle

Déficit de l’imitation motrice :

L’imitation sur les objets est moins déficitaire que l’imitation des gestes de la main.

L’imitation est plus atteinte chez les personnes souffrant d’autisme que pour d’autres troubles

Les résultats d’études induisent des théories qui proposent que les faibles performances en imitation sont secondaires dans l’autisme à un déficit de praxis

2 commentaires:

  1. Bravo pour ce blog, plus spécialisé sur l'EPS. Ça m'intéresse fort pour mon fiston, qui va aller en 6e l'an prochain et qui, même s'il est asperger, a des difficultés en sport. Je pourrai indiquer votre blog à son professeur pour qu'il comprenne mieux ses difficultés.

    Merci !

    Patricia

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  2. Merci Patricia !

    L'objectif de ce blog est justement de favoriser la scolarisation des élèves avec un autisme, un syndrome d'Asperger ou un trouble apparenté dans les cours d'E.P.S. (en sus des autres matières, bien entendu !).

    Les professeurs d'E.P.S. ont bénéficié d'une formation en psychologie, en pédagogie qui leur permet d'appréhender les concepts utilisés par les promoteurs des différents courants éducatifs qui œuvrent pour l'amélioration des conditions de vie en société des personnes avec un autisme.

    Les profs d'E.P.S. gèrent des groupes hétérogènes au quotidien et le Programme de l'enseignement d'éducation physique et sportive pour les classes de sixième, de cinquième, de quatrième et de troisième du collège paru dans le Bulletin officiel spécial n° 6 du 28 août 2008 expose clairement les enjeux : "L'enseignant a toute latitude pour adapter son cours, les contenus, les rôles distribués ou les outils utilisés ainsi que les modalités d'évaluation aux possibilités et ressources réelles des élèves".
    Pour conclure, les profs d'EPS disposent, la plupart du temps, d'un plateau technique vide de tout matériel et sont dans l'obligation de l'organiser visuellement (le visuel est un des points forts des personnes avec un autisme).
    Faire le parallèle entre les caractéristiques motrices atypiques des élèves avec un autisme et les conditions de la pratique de l'E.P.S. en classe permet de rendre compte de l'intérêt de l'E.P.S. dans le développement de la personne avec autisme.

    Gérard Mercuriali

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